Douleur · Ondes de choc
Ondes de choc radiales
Une onde de pression diffusée sur une zone large, pour les tendons proches de la peau, les fascias et les muscles contracturés. Talon, tendon d'Achille, coude, hanche, trapèzes, lombaires. À Sainte-Clotilde, avec le Dr Kourech Ahmadalli.
- Séances
- 3 à 6
- Intervalle
- 1 semaine
- Durée
- 10 à 15 min
- Anesthésie
- aucune

Ce qui vous amène
- « Mon talon fait mal au lever, puis ça se réchauffe, puis ça revient. »
- « Mon tendon d'Achille est épais au milieu, raide le matin. »
- « J'ai une boule dure dans le trapèze qui irradie vers la tête. »
- « Je cours et le bord interne du tibia me brûle. »
- « Mon bas du dos reste contracté malgré les étirements. »
- « Le kiné a fait ce qu'il pouvait, il manque quelque chose pour débloquer. »
Le principe
Dans un appareil radial, de l'air comprimé projette un petit projectile contre l'applicateur posé sur la peau. Le choc produit une onde de pression qui se propage en s'élargissant, comme les cercles sur l'eau. L'énergie est maximale à la surface et diminue avec la profondeur : elle agit sur les trois ou quatre premiers centimètres, sur une zone large.
C'est l'inverse des ondes focales, concentrées sur un point en profondeur. Les radiales couvrent une surface : tout un fascia plantaire, le corps d'un tendon, un muscle entier avec ses points gâchettes.
L'effet biologique est le même : la contrainte mécanique relance la réparation du tendon, la formation de petits vaisseaux, et abaisse la sensibilité des terminaisons nerveuses. Sur le muscle, l'onde relâche les contractures et désactive les points gâchettes, ces nœuds douloureux qui irradient à distance.
Radiales plutôt que focales : quand ?
- Quand la lésion est superficielle : fascia plantaire, corps du tendon d'Achille, tendon rotulien, épicondyle.
- Quand la zone est étendue : un muscle contracturé, une chaîne de points gâchettes, une périostite sur dix centimètres.
- Quand la tolérance compte : l'onde radiale est en général mieux supportée, ce qui permet de traiter plus large.
- Pour compléter une séance focale : le point précis en focal, le muscle voisin en radial. Une revue des essais conclut qu'aucune des deux techniques ne surpasse l'autre sur les tendons ; le choix se fait sur la profondeur et l'étendue.
Les indications, région par région
Pied et cheville
- Fasciite plantaire, épine calcanéenne. Essai contre placebo, 245 patients, 3 séances radiales : douleur, fonction et qualité de vie améliorées à 12 semaines et à 12 mois. Lire l'analyse des études.
- Tendinopathie d'Achille dans le corps du tendon. Essai de 68 patients : exercices seuls, 56 % de patients guéris ou très améliorés à 4 mois ; exercices et ondes radiales, 82 %. Lire l'analyse des études.
- Tendinopathie des fibulaires et du tibial postérieur, selon l'examen.
Jambe
- Périostite tibiale, retenue par le consensus de 2025.
- Contracture et déchirure ancienne du mollet ou des ischio-jambiers, pour relancer une cicatrisation qui traîne.
Genou
- Tendinopathie rotulienne, le genou du sauteur.
- Syndrome de l'essuie-glace, bandelette ilio-tibiale du coureur.
- Tendinopathie de la patte d'oie, face interne du genou.
Hanche et bassin
- Douleur du grand trochanter, bursite trochantérienne, tendinopathie du moyen fessier. Essai de 229 patients : meilleurs résultats que l'infiltration à 4 et à 15 mois.
- Syndrome du piriforme et contractures fessières, selon l'examen.
Coude et poignet
- Épicondylite latérale, le tennis elbow, et épicondylite médiale, le golf elbow.
Épaule
- Tendinopathie de la coiffe des rotateurs sans calcification, en complément de la rééducation. Les calcifications relèvent plutôt des ondes focales.
Muscles, dos et cou
- Syndrome myofascial et points gâchettes : trapèzes, élévateur de l'omoplate, fessiers, lombaires. Une synthèse de dix essais, 480 patients, conclut à une réduction de la douleur par rapport au placebo pour le trapèze.
- Cervicalgies et lombalgies d'origine musculaire, en association avec la mésothérapie et les exercices.
- Contractures chroniques après effort ou posture prolongée.
Le déroulement d'une séance
- Le repérage. Le Dr Kourech Ahmadalli localise la zone douloureuse et les points gâchettes à la palpation.
- Le réglage. Pression, fréquence et nombre d'impulsions : en général 2 000 à 3 000 impulsions par zone, à une pression faible au début, puis augmentée à ce que vous tolérez.
- Le traitement. Du gel, l'applicateur déplacé lentement sur toute la zone, 10 à 15 minutes. Sur un muscle, une tête large ; sur un tendon, une tête plus fine.
- Sans anesthésie locale, comme le recommande le consensus.
- Le rythme. 3 à 6 séances, en général une par semaine. Le bilan se fait à 6 puis 12 semaines après la dernière.
Après la séance
- Rougeur et sensibilité pendant 24 à 48 heures. Sur un muscle, une sensation de courbature est fréquente.
- Pas d'anti-inflammatoire ni de glace dans les jours qui suivent : la réaction inflammatoire fait partie du mécanisme. Le paracétamol reste possible.
- Boire, bouger, poursuivre les exercices prescrits. Les études montrent que l'association aux exercices fait mieux que chaque traitement seul.
- Le résultat se construit sur 6 à 12 semaines pour un tendon, plus vite pour une contracture.
Effets indésirables
Pendant la séance : la douleur, réglée par la pression. Après : rougeur, petit œdème, parfois des pétéchies ou un hématome, une aggravation passagère. Les complications sérieuses sont exceptionnelles.
Quand ce n'est pas indiqué
- Grossesse.
- Tumeur dans la zone à traiter, infection locale, plaie.
- Trouble de la coagulation ou traitement anticoagulant : à évaluer, la pression est alors réduite ou le geste reporté.
- Cartilage de croissance encore ouvert, chez l'enfant et l'adolescent.
- Infiltration de corticoïde dans la zone au cours des six dernières semaines.
- Rupture tendineuse récente.
Ce que disent les études
- Talon. 245 patients, placebo, 3 séances radiales : amélioration de la douleur, de la fonction et de la qualité de vie à 12 semaines et à 12 mois. Gerdesmeyer, Am J Sports Med, 2008.
- Tendon d'Achille. 68 patients : 82 % de guéris ou très améliorés avec exercices et ondes radiales, contre 56 % avec les exercices seuls. Rompe, Am J Sports Med, 2009.
- Hanche. 229 patients : ondes radiales et exercices meilleurs que l'infiltration à 4 et 15 mois. Rompe, Am J Sports Med, 2009.
- Trapèze. Dix essais, 480 patients : douleur réduite par rapport au placebo et aux ultrasons. Zhang, Arch Phys Med Rehabil, 2020.
- Focales contre radiales. Aucune preuve qu'une technique surpasse l'autre sur les tendons. Schmitz, Br Med Bull, 2015.
Questions fréquentes
Quelle différence avec les ondes focales ?
Les radiales se diffusent depuis la peau et traitent large, en surface. Les focales concentrent l'énergie sur un point, en profondeur. Lire la comparaison complète.
Est-ce douloureux ?
Désagréable plus que douloureux : un tapotement rapide, plus vif sur les points sensibles. La pression est réglée à ce que vous supportez.
Combien de séances ?
3 à 6, à une semaine d'intervalle. Une contracture répond souvent en deux ou trois séances ; un tendon demande le protocole complet et trois mois pour juger.
Peut-on traiter plusieurs zones ?
Oui, deux zones dans la même séance sont fréquentes, par exemple le talon et le mollet.
Est-ce remboursé ?
Les séances d'ondes de choc ne sont pas prises en charge par l'Assurance maladie. Le tarif est indiqué avant la première séance.
Sources
- Rhim HC et al. International consensus on the use of extracorporeal shockwave therapy in musculoskeletal conditions. Br J Sports Med, 2025.
- Gerdesmeyer L et al. Radial extracorporeal shock wave therapy is safe and effective in the treatment of chronic recalcitrant plantar fasciitis. Am J Sports Med, 2008.
- Rompe JD et al. Eccentric loading versus eccentric loading plus shock-wave treatment for midportion Achilles tendinopathy. Am J Sports Med, 2009.
- Rompe JD et al. Home training, local corticosteroid injection, or radial shock wave therapy for greater trochanter pain syndrome. Am J Sports Med, 2009.
- Zhang Q et al. Efficacy of extracorporeal shock wave therapy on pain and function in myofascial pain syndrome of the trapezius: a systematic review and meta-analysis. Arch Phys Med Rehabil, 2020.
- Schmitz C et al. Efficacy and safety of extracorporeal shock wave therapy for orthopedic conditions. Br Med Bull, 2015.
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Le Dr Alain Duport, médecin du sport à Saint-Paul, a formé le Dr Kourech Ahmadalli à ces techniques pendant trois ans. La rigueur dans le choix des appareils et des indications vient de lui : il a inspiré et guidé cette pratique, et les deux cabinets travaillent toujours en lien.